« Le Dossier Maldoror » est un thriller criminel lourd, basé sur des faits réels. L'action se déroule en Belgique au milieu des années 1990. Après la disparition de plusieurs filles, le jeune gendarme Paul Chartier intègre un groupe d'enquête secret sous le nom de code « Maldoror ». Mais l'enquête n'est pas entravée uniquement par le criminel lui-même. Les différents services de police sont en conflit les uns avec les autres, la hiérarchie ne pense qu'à sa propre réputation, la bureaucratie ralentit les prises de décision, et chaque erreur peut coûter une vie.
Le film montre constamment comment la négligence humaine, les conflits entre services, la bureaucratie et la peur de prendre des responsabilités deviennent aussi dangereux que le tueur lui-même. Et ce n'est que grâce à des individus comme le protagoniste que l'on peut arriver à quelque chose. Le film parle aussi de la difficulté d'aller seul contre tout le système. Es-tu un fanatique de ton métier ou es-tu un vrai professionnel ?
Cela dit, ce film n'a pas de significations cachées particulières — tout est en surface, et le message est assez direct : la négligence des organes d'État et la présence d'un criminel dangereux. C'est précisément à cause de cette histoire réelle que j'ai décidé de regarder ce film, et je ne le regrette absolument pas. Après le visionnage, on a moins envie d'en savoir plus sur le film lui-même que de se plonger dans le dossier de Marc Dutroux et de comprendre ce qui relève de la réalité et ce qui est une invention scénaristique.
Quant aux points négatifs, je soulignerais ceci : le film est assez long, tourné de manière modeste et pratiquement sans effets spéciaux. Certaines scènes secondaires sont trop étirées. Le film en lui-même ne donne pas particulièrement envie de le discuter, mais l'histoire, comme je l'ai déjà dit, donnera certainement envie de l'étudier plus en détail.